Les troubles menstruels sont nuls. Endométriose ? Dysménorrhée? Ils transforment une période du mois déjà difficile en un enfer de douleur et de saignements. Ajoutez maintenant ceci : si vous souffrez de chaos menstruel, vous avez statistiquement plus de chances de recevoir un diagnostic d’IST.
Ne pas paniquer. Encore.
L’étude ne prétend pas que vos mauvaises règles attirent la syphilis comme un papillon de nuit vers une flamme. Cela ne dit rien sur le risque d’exposition réel. Il s’agit de détection. Il existe un lien étrange et complexe entre les problèmes menstruels et le fait d’être identifié avec un code MST. Voici pourquoi c’est important.
Ce que disent les données
Une étude publiée dans PLOS One a fouillé les dossiers de santé de plus de 3,4 millions de femmes japonaises ayant consulté un médecin en 2023-2024.
- Le Groupe : 257 898 femmes présentaient des troubles menstruels (environ 7,5 %).
- Les examens : Les chercheurs ont vérifié les réclamations d’assurance pour quatre principales IST : la gonorrhée, l’infection génitale à chlamydia, la trichomonasase et l’infection herpétique génitale.
Les chiffres sont frappants. Les femmes ayant des problèmes menstruels présentaient des taux de détection plus élevés pour les quatre infections que celles qui n’en avaient pas.
Prenez la chlamydia. 3,5 % des femmes ayant des problèmes menstruels ont été testées positives. Seulement 0,7 % du groupe non affecté l’a fait.
Blennorragie? 0,9% contre 0,2%.
Et pour la trichomonase ou l’herpès génital ? Les femmes souffrant de troubles menstruels étaient diagnostiquées quatre à cinq fois plus souvent.
Alors, les problèmes de règles provoquent-ils des IST ?
Non, évidemment.
Il est facile de lire ces pourcentages et de se sentir condamné. Mais les médecins insistent sur le fait que vous avez mal interprété la causalité. Le trouble ne provoque pas l’infection. Le système de santé est à l’origine de l’écart de diagnostic.
Le Dr Adi Davidov de Staten Island à Northwell n’est pas choqué par les résultats. Le Dr Christine Greves de l’hôpital Winnie Palmer d’Orlando ne l’est pas non plus.
Pourquoi? Logistique simple. Les personnes souffrant consultent plus souvent un médecin.
“Cela ne signifie pas que les personnes souffrant de troubles menstruels ont une plus grande incidence d’en souffrir. Cela signifie qu’elles ont plus de chances d’aller chez le médecin.” — Dr Grèves
Pensez-y. Lorsque votre ventre crie, vous prenez rendez-vous. Quand les choses sont calmes ? Vous sautez la visite.
Il existe également un chevauchement clinique. Les symptômes de certaines IST reflètent les troubles menstruels. Si un médecin cherche à savoir pourquoi vous avez mal, il vérifie les évidences. Et si vous envisagez un DIU pour gérer les douleurs menstruelles, le prestataire doit d’abord dépister la gonorrhée ou les chymydias. Une infection active et un nouveau dispositif peuvent entraîner une maladie inflammatoire pelvienne. C’est un protocole de sécurité, pas un jugement moral.
Le Dr Davidov le dit clairement : des tests fréquents donnent lieu à des taux plus élevés. « Par conséquent, dit-il, ce n’est pas surprenant. »
La vérité ennuyeuse
Ce n’est pas un scandale. Ce sont juste des statistiques qui rencontrent la biologie.
Le Dr Greves maintient la norme de conseil. Toute personne sexuellement active devrait se faire tester régulièrement. Pas parce que vos règles sont mauvaises. Tout simplement parce que la vie arrive.
Alors, si vous avez un bon état de santé malgré des douleurs chroniques pendant vos règles ? Vous allez probablement bien. Si vous ne le faites pas ? Faites-vous tester. Que ça fasse mal ou pas.
































